PLANNING DES DST 2011/2012

Posté par Valériemarchand le 16 septembre 2011

DST de philo les : 22 /10,  ,  07/01,  14/04, 26/05

Le Bac Blanc aura lieu la semaine du 13 au 17 février (philo ss doute le 13 février)

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texte bonheur et droit: aide au devoir

Posté par Valériemarchand le 15 septembre 2011

cliquer sur :texte bonheur et droit: aide au devoir dans bonheur et droit doc textesbonheurdroitkant.doc

 

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cahier de textes TS4 – 2011-2012

Posté par Valériemarchand le 14 septembre 2011

septembre 2011 :

le bonheur, le désir

Remarque : les textes étudiés en cours sont classés dans la catégorie: le bonheur, le désir

première partie: le bonheur comme but fondamental de l’existence (bonheur, désir)

I Le bonheur comme état de plénitude

II Le bonheur consiste-t-il à satisfaire tous ses désirs?

A Le bonheur consiste à satisfaire tous ses désirs

La position de Calliclès

II B : Critiques de l’argument selon lequel satisfaire tous ses désirs rend heureux

METHODOLOGIE: l’épreuve de la dissertation (voir catégorie Méthodes)

POUR LE 7 OCTOBRE : DM1:

Le citoyen doit-il choisir les gouvernants qui le rendront le plus heureux?

lire textes de Kant ( aide au devoir):cahier de textes TS4 - 2011-2012 dans TS4 doc textesbonheurdroitkant1.doc

II  B : Critiques de l’argument selon lequel satisfaire tous ses désirs rend heureux

1 Texte de Schopenhauer : la satisfaction est de courte durée et le désir renaît sans cesse

2 Platon : l’objection du tonneau percé

travail sur la publicité qui montre la pertinence de la critique de Platon

C Une solution : celle d’Epicure

III La puissance du désir : Le désir comme force : Désirons-nous vraiment atteindre le bonheur défini comme plénitude stable,ne désirons pas aussi l’excès?

POur le 29/09 :apporter livre, lire allégorie de la caverne

CONC de la première partie : nous voulons être heureux, mais nous oscillons  entre le désir d’une plénitude stable et le désir de vivre intensément notre existence

Deuxième partie : Le bonheur est-il le but fondamental de l’existence?

I Faut-il préférer le bonheur à la vérité?

A  Défense de la thèse selon laquelle il faut préférer un bonheur, fût-il illusoire, à la vérité

texte de Platon: la souffrance du prisonnier qu’on contraint à sortir de la caverne

La redescente dans la caverne après la découverte de la vérité : les prisonniers sont prêts à tuer pour ne pas savoir

 -pourquoi la choisir si elle fait mal?

réponse de Nietzsche : il faut jouir de la vie, affirmer sa puissance, et plutôt que de vouloir chercher une vérité mortifère et elle-m^me illusoire

B L’homme peut-il se satisfaire d’un bonheur illusoire?

C Cependant, seule la connaissance de la vérité peut mener à un vrai contentement

texte de Descartes sur la distinction entre la joie et la réelle satisfaction d’esprit

- une meilleure connaissance de soi comme condition du bonheur (cf travail de la psychanalyse)

Conc : Il faut vouloir la vérité, mais pas comme alternative au bonheur . A la différence de l’illusion, la vérité est condition d’un bonheur solide.

II Peut-on être heureux sans être libres?

LA TECHNIQUE

 intro 

trois axes :1 la technique et la nature : la technique peut-elle être contre nature?

                2 technique et travail : la technique n’est-elle qu’un auxiliaire du travail

                3 technique et culture : si la technique est bien une dimension de la culture, est-il légitime de l’exclure de la culture (au sens  de la culture générale?)

définitions : un peu de technologie comparée (déf empruntées à Simondon)

I La technique et la nature: le naturel et l’artificiel

A Le mythe de Prométhée

lecture et analyse

B Du caractère naturel de la technique

1 techne/tuchè/phusis

2 la techne  imite la nature(cf Aristote)

3 descartes:  « toutes les choses qui sont artificielles sont avec cela naturelles »

C De l’indispensable recherche de normes pour éviter que la technique devienne contre technique et détruise l’environnement

1 : distinction entre nature et environnement humain:

2 La position de Hans Jonas : intérêt et limites

protéger l’environnement n’est pas la m^me chose que respecter la nature

3 normes éthiques et politiques

LE TRAVAIL

intro

I Le travail, instrument de libération ou facteur d’aliénation?

A La libération par le travail

B Comment le travail peut-il devenir ce qui aliène l’homme?

C A quelles conditions le travail peut-il être libérateur?

II La valeur du travail

A la valeur morale : l’oisiveté est-elle vraiment la mère de tous les vices?

B la valeur sociale

III Relations travail/technique

IV : la division du travail sépare-t-elle les hommes?

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lien vers version numérisée des fondements de la métaphysique des moeurs (KANT)

Posté par Valériemarchand le 3 décembre 2010

http://classiques.uqac.ca/classiques/kant_emmanuel/fondements_meta_moeurs/fondements.html

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cahier de textes TL :

Posté par Valériemarchand le 10 octobre 2010

septembre 2010 :

 le bonheur, le désir 

Remarque : les textes étudiés en cours sont classés dans la catégorie: le bonheur, le désir 

première partie: le bonheur comme but fondamental de l’existence (bonheur, désir)

I Le bonheur comme état de plénitude

II Le bonheur consiste-t-il à satisfaire tous ses désirs?

METHODOLOGIE : LA DISSERTATION : POUR LE 1 OCTOBRE : DEVOIR n°1 :Peut-on être heureux sans être libre? (aller voir les textes classés sous la rubrique bonheur et liberté). L’objectif de ce devoir est de parvenir à problématiser le sujet, de construire une réflexion qui progresse, de veiller à la qualité des transitions…Je n’attends pas de vous des connaissances, que , en ce début d’année, il est logique que vous n’ayez pas..

A Le bonheur consiste à satisfaire tous ses désirs

1 satisfaire ses désirs , c’est combler un manque     lecture du discours d’Aristophane (Platon, Le banquet)

2 il suffirait donc de satisfaire ses désirs pour être heureux La position de Calliclès

II  B : Critiques de l’argument selon lequel satisfaire tous ses désirs rend heureux 

 DST prévus les 18 octobre et 15 novembre!

1 Texte de Schopenhauer : la satisfaction est de courte durée et le désir renaît sans cesse 

2 Platon : l’objection du tonneau percé 

travail sur la publicité qui montre la pertinence de la critique de Platon 

C Une solution : celle d’Epicure 

III La puissance du désir : Le désir comme force : Pouvons-nous et désirons-nous vraiment atteindre le bonheur défini comme plénitude stable,ne désirons pas aussi l’excès? 

CONC de la première partie : nous voulons être heureux, mais nous oscillons  entre le désir d’une plénitude stable et le désir de vivre intensément notre existence 

Deuxième partie : Le bonheur est-il le but fondamental de l’existence? 

I Faut-il préférer le bonheur à la vérité?

II Peut-on vivre heureux sans être libres (DM à rendre le 1er octobre):

III Bonheur et vertu (la question sera examinée lors du cours sur la morale)

 METHODOLOGIE : L’explication de textes

LA CONSCIENCE, l’INCONSCIENT, AUTRUI 

Première partie : La conscience 

introduction

I La spécificité humaine de la conscience?

A Grâce à la conscience, l’homme est une personne (texte de Kant)

B : la conscience morale comme signe distinctif de l’humain ?

II De l’intériorité à l’extériorité de la conscience : Est-ce dans la solitude qu’on prend conscience de soi? 

A Le doute solitaire comme instrument de prise de conscience de soi

1 Résumé de la première méditation de Descartes

Apporter le livre de philo lundi 27

2 La découverte d’une première certitude : le cogito

3  je suis une « chose pensante »

Octobre 2010 

B La prise de conscience de soi ne doit-elle pas qqch à l’existence d’autrui et au monde?

1 il n’y a de solitude que sur fond de présence de qqch, sur le mode de la négation 

2 cogito sartrien et autrui comme médiateur entre moi et moi-m^me 

3 L’acquisition pratique de la conscience de soi : (Hegel)

III Les illusions de la conscience 

A Les limites de l’introspection (cf Spinoza et Hume)

B “ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience” : Marx

C “le moi n’est pas le maître dans sa propre maison” 

texte de Freud, sera expliqué ds le cours suivant sur l’inconscient 

D Les sciences sociales

Conclusion sur la conscience, transition vers le cours sur l’inconscient

DEVOIR n°2 : DST DU 18 octobre:explication de texte: texte de Hegel : “Les choses de la nature n’existent qu’immédiatement et d’une seule façon, tandis que l’homme, parce qu’il est esprit, a une double existence ; il existe d’une part au même titre que les choses de la nature, mais d’autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n’est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi, l’homme l’acquiert de deux manières : Primo, théoriquement, parce qu’il doit se pencher sur lui-même pour prendre conscience de tous les mouvements, replis et penchants du coeur humain et d’une façon générale se contempler, se représenter ce que la pensée peut lui assigner comme essence, enfin se reconnaître exclusivement aussi bien dans ce qu’il tire de son propre fond que dans les données qu’il reçoit de l’extérieur. Deuxièmement, l’homme se constitue pour soi par son activité pratique, parce qu’il est poussé à se trouver lui-même, à se reconnaître lui-même dans ce qui lui est donné immédiatement, dans ce qui s’offre à lui extérieurement. Il y parvient en changeant les choses extérieures, qu’il marque du sceau de son intériorité et dans lesquelles il ne retrouve que ses propres déterminations. L’homme agit ainsi, de par sa liberté de sujet, pour ôter au monde extérieur son caractère farouchement étranger et pour ne jouir des choses que parce qu’il y retrouve une forme extérieure de sa propre réalité »

Deuxième partie : L’inconscient 

I En quoi l’hypothèse de l’inconscient bouleverse-t-elle la conception traditionnelle du psychisme 

A La conception traditionnelle du psychisme 

1 la transparence du sujet à soi-m^me

 psychisme = conscience - l’inconscient corporel chez Descartes, d’une autre nature que la conscience (cf dualisme) 

- La possibilité de prendre conscience de ce qui nous déterminait à notre insu : : texte : la jeune fille louche

donc : soit l’inconscient désigne des mécanismes physiologiques et il est d’une autre nature que la conscience, soit il n’est qu’un moindre degré de conscience qu’une attention soutenue et volontaire peut rendre conscient

3Les petites perceptions de Leibniz :

B L’hypothèse freudienne : au sein même du psychisme, existerait une instance inconsciente.

1 une hypothèse nécessaire et légitime, selon Freud (texte)

2 La théorie freudienne

a le refoulement

b le ça, le moi, le surmoi

II L’inconscient, mythe ou réalité?

A les critiques

- On ne peut connaître l’inconscient 

 - l’inconscient comme création ex nihilo du psychanalyste

 - l’inconscient comme « pseudo-science »

- la mauvaise foi

B réponses nuancées aux objections

- l’inconscient s’éprouve et ne se prouve pas

- une hypothèse interprétative et non pas explicative

- un instrument de meilleure connaissance de soi

Conc

TRoisième partie  : AUTRUI 

I Comment autrui est-il appréhendé par la conscience comme autre être pensant? 

A Autrui est mon “alter ego” : une expression paradoxale

B Le raisonnement par analogie et sa critique

C Examen des différentes solutions proposées pour résoudre le problème, et des difficultés qu’elles présentent

- La parole d’autrui comme signe qu’une autre conscience et pas un automate très perfectionné est face à moi (texte de Descartes)

-  Autrui comme corps vivant, autrui “en chair et en os” (texte d’Husserl)

- Le regard d’autrui (texte de Sartre)

-  L’intersubjectivité, la dimension corporelle (texte de Merleau Ponty)

II Puis-je connaître autrui. Si non, comment le comprendre?

A  L’impossible connaissance d’autrui

1 une distance irréductible me sépare d’autrui

2 L’exemple de la jalousie : le jaloux est celui qui n’accepte pas le secret d’autrui

(texte de Proust: extrait de la Prisonnière)

 3 Le regard que je porte sur autrui peut le priver de sa liberté , et le déterminer à être celui que je vois en lui.

4 Mais mon regard peut aussi lui restituer sa liberté et l’aider à changer

5 Les dangers de l’analogie dans le rapport à autrui : autrui , celui que je ne connaîtrai jamais, parce qu’il n’est pas moi.

B A défaut de la connaître, puis-je tenter de le comprendre?

1 Puis-je me mettre à la place d’autrui?

(cf poly)

2 Autrui, le semblable en dépit de nos différences

3 La communication des consciences à travers l’art : et commentaire de Pierre Hidalgo

(texte de Proust)

novembre 2010 

LE TRAVAIL ET LA TECHNIQUE

 Première partie : LE TRAVAIL

I  Le travail, instrument de libération ou facteur d’aliénation?

 5 NOVEMBRE : CONTRÔLE de connaissances

      

  • 1 -Pourquoi Descartes a-t-il recours , après l’argument du rêve, à l’argument du Malin Génie?
  • 2- En quoi le cogito résiste-t-il au doute totalitaire et hyberbolique? De quelle existence suis-je certain?
  • 3- « Autrui est le médiateur entre moi et moi-m^me »: expliquer
  • 4- Quelles significations l’inconscient a – t-il chez Descartes
  • 5- Qu’est-ce que les petites perceptions chez Leibniz. Donnez des exemples
  • 6- En quoi le refoulement est-il « la condition de la civilisation »?
  • 7« La vie n’est pas facile pour le moi »: expliquez
  • 8 En quoi la psychanalyse est-elle « une pseudo-science »
    9 qu’est-ce qui pour Descartes m’assure que ce corps qui est face à moi est habité par une conscience?
  • 10 En quoi le raisonnement par analogie qui part de mon corps habité par une conscience pour en inférer que cet autre corps qui me ressemble est lui aussi habité par une conscience , pose-t-il problème?

A La libération par le travail

B Comment le travail peut-il devenir ce qui aliène l’homme?

C A quelles conditions le travail peut-il être libérateur?

II La question de la valeur du travail

 pour le 5 novembre : contrôle de connaissances : réviser conscience, inconscient , autrui

A La valeur morale l’oisiveté est-elle vraiment la mère de tous les vices? 

DEVOIR n°3 : DST : 

TL: lundi 15 novembre

Vous traiterez, au choix, l’un des trois sujets suivants.

Sujet 1 : Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?

Sujet 2 : Si la connaissance de soi est utopique, devons-nous pour autant y renoncer?

Sujet 3 : texte : Expliquer:

« Je puis vouloir une éclipse, ou simplement un beau soleil qui sèche le grain, au lieu de cette tempête grondeuse et pleureuse ; je puis, à force de vouloir, espérer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. D’où je vois bien que ma prière est d’un nigaud. Mais quand il s’agit de mes frères les hommes, ou de mes sœurs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par être vrai. Si je me crois haï, je serai haï ; pour l’amour, de même. Si je crois que l’enfant que j’instruis est incapable d’apprendre, cette croyance écrite dans mes regards et dans mes discours le rendra stupide ; au contraire, ma confiance et mon attente est comme un soleil qui mûrira les fleurs et les fruits du petit bonhomme. Je prête, dites-vous, à la femme que j’aime, des vertus qu’elle n’a point ; mais si elle sait que je crois en elle, elles les aura. Plus ou moins ; mais il faut essayer ; il faut croire. Le peuple, méprisé, est bientôt méprisable ; estimez-le, il s’élèvera. La défiance a fait plus d’un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d’abord. »

ALAIN

B La valeur sociale du travail

Deuxième partie : LA TECHNIQUE

I L’origine de la technique

le mythe de Prométhée et son interprétation :

mise en lumière de l’ambivalence de la technique, à la fois comme ce qui résulte de l’impuissance naturelle de l’homme et donc pallie les insuffisances naturelles , et comme voleuse et potentiellement dangereuse.

II Technique et culture :

- l’exclusion de la technique hors de la culture

- la critique par Simondon de cette exclusion : il renvoie dos à dos et les technophobes et les » technicistes intempérants » et prône un développement de la culture technique, qui permet de comprendre que l’objet technique est un médiateur dynamique entre l’homme et la nature. La technique devient ici vecteur de progrès social, et non source d’aliénation

III La technique est-elle contre-nature

A Du caractère naturel de la technique 

B La technique menace t-elle la nature?

1 En toute rigueur, ce n’est pas la nature que vient troubler l’activité technique, mais un environnement qui n’a de sens que pour l’homme.

2 Attention : que la question ne prenne sens que par rapport à l’activité humaine et au monde de l’homme (c’est-à-dire pénétré de sens humain) ne signifie pas que l’homme puisse faire n’importe quoi et se croire le maître de la nature.

 POUR LE 30 NOVEMBRE : apporter les Fondements de la métaphysique des moeurs de Kant : (lecture suivie : tous les mardis)

C L’indispensable recherche de normes de la technique afin de préserver le monde humain dans lequel le rapport technique/nature prend sens.
1 La technique peut produire des effets pervers

2 Donc, plutôt que d’être contre nature, la technique peut être contre technique: et ce n’est pas la technique qui est seule en cause, mais en amont des choix politiques.

POUR LE 17 Décembre, DEVOIR n° 4 : DM

sujet 1 Dans quelle mesure le progrès technique libère t-il l’homme?

 ou choix entre deux textes (texte de Kierkegaard sur l’oisiveté et texte de Marx (règne de la liberté/règne de la nécessité)

LE LANGAGE

I Qu’est-ce qu’un signe linguistique 

A C’est une “entité psychique à deux faces », qui unit un signifiant et un signifié

B L’arbitraire du signe linguisitique

C langue et parole

II  peut-on parler d’un langage animal?

III Les mots nous éloignent-ils des choses?

A Le sens d’un mot se trouve dans le dictionnaire, et non pas dans les choses

B les mots nous masquent les choses (texte de Bergson)

C Les mots sont une voie d’accès au réel : sans eux, nous ne distinguerions, nous ne saisirions pas “les choses”

IV Les rapports entre langage et pensée

A on peut penser sans langage et le langage n’est qu’un simple instrument pour exprimer nos pensées

B cet instrument est imparfait et impuissant à rendre compte de la richesse de notre vie intérieure

C Mais le langage, loin d’être un simple instrument est la condition même de nos pensées

V Le pouvoir des mots

complément du cours à venir dans le cours sur l’interprétation

VI : suffit-il de communiquer pour dialoguer?

VII: Le mensonge est-il toujours condamnable?

30 nov debut de la LECTURE SUIVIE : KANT LES FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS (tous les mardis)

Le cours sur la morale et le devoir est traité à cette occasion

intro sur la morale

intro sur les FDM

première section : §1à 2

pour le 7 décembre: lire jusqu’au §4

LA LIBERTE

 LA JUSTICE ET LE DROIT 

introduction 

I La loi permet-elle l’établissement de la justice? 

A Pourquoi avons-nous besoin de lois juridiques? 

1 Justice et vengeance (texte de Hegel) 

2 L’”insociable sociabilité” des hommes 

B La loi s’oppose t’elle  à notre liberté ou bien est-elle la condition de la liberté et de la justice? 

opposition Hobbes et Rousseau: pacte de soumission/pacte d’association 

  

  

II Le juste se réduit-il à la stricte application des lois? 

A Le juspositivisme: est juste ce qui est conforme à la loi en vigueur 

B laloi morale de la conscience: la révolte d’Antigone 

C Le droit naturel 

D La justice comme idéal 

E justice et équité.

 

  : LA SOCIETE, L’ETAT 

I L’Etat est-il nécessaire à la vie sociale? 

A L’Etat est-il un artifice nécessaire pour que les hommes “fassent société” ou bien la cité est-elle naturelle? 

1 L’homme est “un animal politique” 

2 De l”insociable sociabilité” 

B  peut-on concevoir une société sans Etat? 

 1 La société contre l’Etat (Clastres) 

2 Le socialisme utopique 

3 Le communisme ,( et les dérives totalitaires) 

  

C  l’Etat libéral, et l’Etat-providence 

pb : comment parvenir à préserver la liberté sans générer des inegalités criantes? 

  

II L’Etat : oppresseur ou libérateur? 

A L’antiétatisme (Marx, Stirner, Nietzsche) 

B A quelles conditions l’Etat, loin d’être oppresseur peut-il nous rendre plus libres? 

1 (reprise de l’opposition pacte de soumission et pacte d’association, et pas d’abus de pouvoir à craindre de la part du souverain chez Rousseau) 

2 La critique de Benjamin Constant : 

  

C Comment l’Etat de droit peut-il être garant des libertés et se protéger de tout abus de pouvoir 

1 La constitutionnalisation du pouoir 

2 La théorie de la séparation des pouvoirs 

3 Les autres garde-fous 

4 Mais cela suppose une nécessaire vigilance du citoyen 

cf Alain 

  

  

 L’HISTOIRE 

intro : les deux sens du mot histoire 

I L’histoire est-elle une science? 

A Les évolutions du métiers d’historien 

B Les hommes n’ont pas seulement une histoire, ils sont aussi cette histoire : l’historien n’explique pas seulement ce qui est arrivé aux hommes, mais tente de comprendre les intentions qui ont présidé à leurs choix, leurs craintes… 

C sciences de la nature/ histoire 

- régularité contre singularité : l’histoire ne se répète jamais deux fois à l’identique 

- cependant, l’historien ne collectionne pas les faits, mais il les construit (comme on construit un fait scientifique) 

D Le problème de l’objectivité en histoire 

1 L’homme, sujet et objet de l’histoire : pas possible de gommer la subjectivité de l’historien, mais 

-distinction entre une bonne et une mauvaise subjectivité (Ricoeur) 

2 L’historien se livre à un travail d’interprétation (cf texte de Paul vEYNE ). Lorsqu’il ne dispose pas de documents fiables qui attestent la pertinence d’un lien causal, l’historien doit interpréter. Distinction entre une interprétation vraisemblable , légitime et  une interprétation illégitime. (cette question sera approfondie lors du cours sur l’interprétation) 

CONC  En toute rigueur, l’histoire n’est pas une science sur le modèle des sciences de la nature (subjectivité, singularité contre régularité impossibilité de prédiction). IL n’y a donc pa en ce sens de “leçon de l’histoire” 

pb : Que l’histoire soit une science impossible signifie-t-il qu’elle ne constitue pas un savoir indispensable? 

II Les philosophies de l’histoire 

A Présentation 

1 historiens et philosophes de l’histoire 

2 Un exemple de philosophe de l’histoire : HEGEL 

- sens de l’histoire, fin de l’histoire et ruse de la raison .: ‘rien n’arrive sans raison” 

B critique de cette philosophie de l’ histoire 

1 déterminisme et liberté 

2 le problème de la protestation singulière de l’individu, laminé par le cours de l’histoire 

3 Comment faire d’Auschwitz un moment nécessaire de l’histoire? 

  

III Faut-il pour autant renoncer à croire que l’histoire a un sens? 

A Impossibilité théorique  et pratique de déterminer un sens à l’histoire 

B La croyance rationnelle en un sens de l’histoire : texte de Kant 

Conclusion : l’histoire, une science impossible qui constitue néanmoins un savoir indispensable 

 L’INTERPRETATION 

I Faut-il tout et toujours interpréter, ou bien existe-t-il des domaines où l’interprétation est légitime? 

A Interpréter, c’est choisir de donner un sens (un sens plutôt que pas de sens, tel sens plutôt que tel autre) , interpréter c’est toujours prendre position, c’est se risquer hors de la neutralité du constat

B Attention à ne pas tout interpréter, à ne pas surinterpréter

1 Le paranoïaque, le superstitieux et le jaloux

2 Les philosophies “du soupçon”:

présentation et critique (liens avec les cours sur la conscience, la morale, la liberté etc…)

C Dans quels domaines l’interprétation est-elle réellement légitime?

1 L’interprétation n’a pas sa place dans l’espace logique

2 Les domaines de l’interprétation

a -l’interprétation des textes sacrés : croire et interpréter

b -langage et interprétation

Plus de place encore pour l’interprétation pour l’écrit : (cf texte de Ricoeur, tiré de Du texte à l’action. Essais d’herméneutique) 

c -les sciences humaines : la différence entre expliquer et comprendre

lien avec le travail de l’historien (cf cours sur l’histoire)

d -l’art : on discute des  oeuvres d’art (lien avec cours à venir sur l’art)

e : la médecine et la psychanalyse (lien avec cours sur l’inconscient)

f   Interpréter pour juger avec équité (lien avec le cours sur la justice et le droit)

pb : que dans ces domaines l’interprétation soit requise signifie-t-il que toutes les interprétations se valent?

II Toutes les interprétations se valent-elles? et si non, qu’est-ce qui permet de distinguer entre une bonne et une mauvaise interprétation?

A Interprétation et vérité : faut-il renoncer à l’idéal d’une interprétation plus vraisemblable, et plus légitime qu’une autre? 

Rappel : attention à ne pas sombrer dans un relativisme difficilement tenable

B  Quels sont alors les critères d’une “bonne” interprétation?

1 SE savoir interprétation et ne pas se prendre pour un énoncé vrai : cf Paul Veynes : je sais que n’est pas la m^me chose que “je suppose que”

2 Distinction entre une bonne subjectivité et une mauvaise subjectivité (cf Ricoeur, cf Paul vetnes : liens avec cours sur l’histoire)

3 Postuler un sens original du texte, et essayer, autant que faire se peut de lui être fidèle, sans tordre le texte, et sans plaquer artificiellement sur le texte un sens qui lui est étranger.  

cf Spinoza sur l’interprétation des Ecritures

CONC

L’EXISTENCE ET LE TEMPS 

I Qu’est-ce que le temps?

Temps objectif, temps subjectif, temps anthropologiques

II Exister dans le temps

L’ennui, le divertissement (étude de quelques  Pensées de Pascal)

Donner un sens à son existence : on ne vit qu’une fois

III Exister, est-ce simplement vivre?

IV Faut-il vivre comme si on ne devait jamais mourir?

 

Publié dans cahier de textes 2010-2011 TL, Non classé | Pas de Commentaire »

sujets bac 2009

Posté par Valériemarchand le 16 septembre 2009

Série  L

sujet 1 : Le langage trahit-il la pensée ?

sujet 2 : L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

sujet 3 :Expliquez le texte suivant :

Il n’y a pas de satisfaction qui d’elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu’elle soit la satisfaction d’un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu’une délivrance à l’égard d’une douleur, d’un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l’existence un fardeau. Or c’est une entreprise difficile d’obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d’objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l’objet atteint, qu’a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s’être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d’être revenu à l’état où l’on se trouvait avant l’apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c’est le besoin tout seul c’est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu’indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu’elles ont chassées tout d’abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n’en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu’il n’en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu’ils nous donnent, c’est d’écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s’offre à nous.

Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation

Série ES

sujet 1 Que gagne-t-on à échanger ?

sujet 2 Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

sujet 3 : Expliquez le texte suivant :


Quant à savoir s’il existe le moindre principe moral qui fasse l’accord de
tous, j’en appelle à toute personne un tant soit peu versée dans l’histoire de
l’humanité, qui ait jeté un regard plus loin que le bout de son nez. Où
trouve-t-on cette vérité pratique universellement acceptée sans doute ni
problème aucun, comme devrait l’être une vérité innée ? La justice et le
respect des contrats semblent faire l’accord du plus grand nombre ; c’est un
principe qui, pense-t-on, pénètre jusque dans les repaires de brigands, et
dans les bandes des plus grands malfaiteurs ; et ceux qui sont allés le plus
loin dans l’abandon de leur humanité respectent la fidélité et la justice entre
eux. Je reconnais que les hors-la-loi eux-mêmes les respectent entre eux ;
mais ces règles ne sont pas respectées comme des lois de nature innées :
elles sont appliquées comme des règles utiles dans leur communauté ; et
on ne peut concevoir que celui qui agit correctement avec ses complices
mais pille et assassine en même temps le premier honnête homme venu,
embrasse la justice comme un principe pratique. La justice et la vérité sont
les liens élémentaires de toute société : même les hors-la-loi et les voleurs,
qui ont par ailleurs rompu avec le monde, doivent donc garder entre eux la
fidélité et les règles de l’équité, sans quoi ils ne pourraient rester ensemble.
Mais qui soutiendrait que ceux qui vivent de fraude et de rapine ont des
principes innés de vérité et de justice, qu’ils acceptent et reconnaissent ?
John LOCKE, Essai sur l’entendement humain
 

 

Série S

sujet 1 : Est-il absurde de désirer l’impossible ?

sujet 2 : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?

Expliquer :

Les affaires générales d’un pays n’occupent que les principaux citoyens.
Ceux-là ne se rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux ; et,
comme il arrive souvent qu’ensuite ils se perdent de vue, il ne s’établit pas
entre eux de liens durables. Mais quand il s’agit de faire régler les affaires
particulières d’un canton par les hommes qui l’habitent, les mêmes individus
sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et
de se complaire.
On tire difficilement un homme de lui-même pour l’intéresser à la
destinée de tout l’État, parce qu’il comprend mal l’influence que la destinée de
l’État peut exercer sur son sort. Mais faut-il faire passer un chemin au bout de
son domaine, il verra d’un premier coup d’oeil qu’il se rencontre un rapport
entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il
découvrira, sans qu’on le lui montre, le lien étroit qui unit ici l’intérêt particulier
à l’intérêt général.
C’est donc en chargeant les citoyens de l’administration des petites
affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les
intéresse au bien public et qu’on leur fait voir le besoin qu’ils ont sans cesse
les uns des autres pour le produire.
On peut, par une action d’éclat, captiver tout à coup la faveur d’un
peuple ; mais, pour gagner l’amour et le respect de la population qui vous
entoure, il faut une longue succession de petits services rendus, de bons
offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une réputation
bien établie de désintéressement.
Les libertés locales, qui font qu’un grand nombre de citoyens mettent du
prix à l’affection de leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans
cesse les hommes les uns vers les autres, en dépit des instincts qui les
séparent, et les forcent à s’entraider.
TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique

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Textes sur l’Art

Posté par Valériemarchand le 28 mai 2009

 

en construction

 

C’est un vieux précepte que l’art doit imiter la nature ; on le trouve déjà chez Aristote. Quand la réflexion n’en était encore qu’à ses débuts, on pouvait bien se contenter d’une idée pareille ; elle contient toujours quelque chose qui se justifie par de bonnes raisons et qui se révélera à nous comme un des moments de l’idée ayant, dans son développement, sa place comme tant d’autres moments. D’après cette conception, le but essentiel de l’art consisterait dans l’imitation, autrement dit dans la reproduction habile d’objets tels qu’ils existent dans la nature, et la nécessité d’une pareille reproduction faite en conformité avec la nature serait une source de plaisirs. Cette définition assigne à l’art un but purement formel, celui de refaire une seconde fois, avec les moyens dont l’homme dispose, ce qui existe dans le monde extérieur, et tel qu’il y existe. Mais cette répétition peut apparaître comme une occupation oiseuse et superflue, car quel besoin avons-nous de revoir dans des tableaux ou sur la scène, des animaux, des paysages ou des événements humains que nous connaissons déjà pour les avoir vus ou pour les voir dans nos jardins, dans nos intérieurs ou, dans certains cas, pour en avoir entendu parler par des personnes de nos connaissances  ?
On peut même dire que ces efforts inutiles se réduisent à un jeu présomptueux dont les résultats restent toujours inférieurs à ce que nous offre la nature. C’est que l’art, limité dans ses moyens d’expression, ne peut produire que des illusions unilatérales, offrir l’apparence de la réalité à un seul de nos sens ; et, en fait, lorsqu’il ne va pas au-delà de la simple imitation, il est incapable de nous donner l’impression d’une réalité vivante ou d’une vie réelle : tout ce qu’il peut nous offrir, c’est une caricature de la vie (…) C’est ainsi que Zeuxis peignait des raisins qui avaient une apparence tellement naturelle que les pigeons s’y trompaient et venaient les picorer, et Praxeas peignit un rideau qui trompa un homme, le peintre lui-même. On connaît plus d’une de ces histoires d’illusions créées par l’art. On parle dans ces cas, d’un triomphe de l’art. (…)
On peut dire d’une façon générale qu’en voulant rivaliser avec la nature par l’imitation, l’art restera toujours au-dessous de la nature et pourra être comparé à un ver faisant des efforts pour égaler un éléphant. Il y a des hommes qui savent imiter les trilles du rossignol, et Kant a dit à ce propos que, dès que nous nous apercevons que c’est un homme qui chante ainsi, et non un rossignol, nous trouvons ce chant insipide. Nous y voyons un simple artifice, non une libre production de la nature ou une oeuvre d’art. Le chant du rossignol nous réjouit naturellement, parce que nous entendons un animal, dans son inconscience naturelle, émettre des sons qui ressemblent à l’expression de sentiments humains. Ce qui nous réjouit donc ici c’est l’imitation de l’humain par la nature.
Hegel, Esthétique

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Textes sur l’existence et le temps

Posté par Valériemarchand le 4 mai 2009

(en construction)

I Qu’est-ce que le temps?

« Qu’est-ce que, pour moi, que le moment présent ? Le propre du temps est de s’écouler ; le temps déjà écoulé est le passé, et nous appelons présent l’instant où il s’écoule. Mais il ne peut être question ici d’un point mathématique. Sans doute, il y a un présent idéal, purement conçu, limite indivisible qui séparerait le passé de l’avenir. Mais le présent réel, concret, vécu, celui dont je parle quand je parle de ma perception présente, celui-là occupe nécessairement une durée… Il faut donc que l’état psychologique que j’appelle « mon présent » soit tout à la fois une perception du passé immédiat et une détermination de l’avenir immédiat. Or le passé immédiat, en tant que perçu est, comme nous le verrons, sensation puisque toute sensation traduit une longue succession d’ébranlements élémentaires ; et l’avenir immédiat en tant que déterminant, est action ou mouvement… d’où je conclus que mon présent consiste dans un système combiné de sensations et de mouvements. Mon présent est, par essence, sensori-moteur.  »

BERGSON, Matière et Mémoire

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  ”Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. Pourtant, je le déclare hardiment, je sais que si rien ne passait, il n’y aurait pas de temps passé ; que si rien n’arrivait, il n’y aurait pas de temps à venir ; que si rien n’était, il  n’y aurait pas de temps présent.
 Comment donc ces deux temps, le passé et l’avenir, sont-ils, puisque le passé n’est plus et que l’avenir n’est pas encore ? Quant au présent, s’il était toujours présent, s’il n’allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait l’éternité. Donc, si le présent, pour être du temps, doit rejoindre le passé, comment pouvons-nous déclarer qu’il est aussi, lui qui ne peut être qu’en cessant d’être ? Si bien que ce qui nous autorise à affirmer que le temps est, c’est qu’il tend à n’être plus. [...]
Ce qui m’apparaît maintenant clairement avec la clarté de l’évidence, c’est que ni l’avenir ni le passé n’existent. Ce n’est pas user de termes propres que de dire : ” Il y a trois temps, le passé, le présent et l’avenir. ” Peut-être dirait-on plus justement : ” Il y a trois temps : le présent du passé, le présent du présent, le présent du futur “. Car ces trois sortes de temps existent dans notre esprit, et je ne les vois pas ailleurs. Le présent du passé, c’est la mémoire ; le présent du présent ,c’est l’intuition directe ; le présent de l’avenir, c’est l’attente. Si l’on me permet de m’exprimer ainsi, je vois et j’avoue qu’il y a trois temps, oui, il y en a trois.
 Que l’on persiste à dire : ” Il y a trois temps, le passé, le présent et l’avenir “, comme le veut un usage abusif, oui qu’on le dise. Je ne m’en soucie guère, ni je n’y contredis ni ne le blâme, pourvu cependant que l’on entende bien ce qu’on dit, et qu’on n’aille pas croire que le futur existe déjà, que le passé existe encore. Un langage fait de termes propres est chose rare : très souvent nous parlons sans propriété, mais on comprend ce que nous voulons dire”.
 Saint Augustin, Les Confessions (400), trd. J ; Trabucco, Editions  G.F, 1964, Livre XI, Chap 14 et 20, pp 264 et 269-270

 

II Exister dans le temps

Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé, pour l’arrêter comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont plus rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C’est que le présent, d’ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu’il nous afflige ; et s’il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l’avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver.
      Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.

PASCAL
Pensées, Brunschvicg 172 / Lafuma 47

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(1) « Quand tous les génies qui ont jamais brillé se réuniraient pour méditer sur cet objet, ils ne pourraient s’étonner assez de cet aveuglement de l’esprit humain. Aucun homme ne souffre qu’on s’empare de ses propriétés; et, pour le plus léger différend sur les limites, on a recours aux pierres et aux armes. Et pourtant la plupart permettent qu’on empiète sur leur vie; on les voit même en livrer d’avance à d’autres la possession pleine et entière. On ne trouve personne qui veuille partager son argent, et chacun dissipe sa vie à tous venants. Tels s’appliquent à conserver leur patrimoine, qui, vienne l’occasion de perdre leur temps, s’en montrent prodigues, alors seulement que l’avarice serait une vertu.

(2) Je m’adresserai volontiers ici à quelque homme de la foule des vieillards : «Tu es arrivé, je le vois, au terme le plus reculé de la vie humaine; tu as cent ans ou plus sur la tête; eh bien, calcule l’emploi de ton temps; dis-nous combien t’en ont enlevé un créancier, une maîtresse, un accusé, un client; combien tes querelles avec ta femme, la correction de tes esclaves, tes démarches officieuses dans la ville. Ajoute les maladies que nos excès ont faites; ajoute le temps qui s’est perdu dans l’inaction, et tu verras que tu as beaucoup moins d’années que tu n’en comptes.

(3) Quelle en est donc la cause ? Mortels, vous vivez comme si vous deviez toujours vivre. Il ne vous souvient jamais de la fragilité de votre existence; vous ne remarquez pas combien de temps a déjà passé; et vous le perdez comme s’il coulait d’une source intarissable, tandis que ce jour, que vous donnez à un tiers ou à quelque affaire, est peut-être le dernier de vos jours. Vos craintes sont de mortels; à vos désirs on vous dirait immortels. »

Sénèque, De la brièveté de la vie

 


 

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Textes sur l’histoire

Posté par Valériemarchand le 1 avril 2009

en construction

 L’histoire est-elle une science?

 L’objectivité en histoire implique la « bonne subjectivité » de l’historien

Nous attendons de l’histoire une certaine objectivité, l’objectivité qui lui convient : c’est de là que nous devons partir et non de l’autre terme. Or qu’attendons-nous sous ce titre ? L’objectivité ici doit être prise en son sens épistémologique strict : est objectif ce que la pensée méthodique a élaboré, mis en ordre, compris et ce qu’elle peut ainsi faire comprendre. Cela est vrai des sciences physiques, des sciences biologiques ; cela est vrai aussi de l’histoire. Nous attendons par conséquent de l’histoire qu’elle fasse accéder le passé des sociétés humaines à cette dignité de l’objectivité. Cela ne veut pas dire que cette objectivité soit celle de la physique ou de la biologie : il y a autant de niveaux d’objectivité qu’il y a de comportements méthodiques. Nous attendons donc que l’histoire ajoute une nouvelle province à l’empire varié de l’objectivité.
     Cette attente en implique une autre : nous attendons de l’historien une certaine qualité de subjectivité, non pas une subjectivité quelconque, mais une subjectivité qui soit précisément appropriée à l’objectivité qui convient à l’histoire. Il s’agit donc d’une subjectivité impliquée, impliquée par l’objectivité attendue. Nous pressentons par conséquent qu’il y a une bonne et une mauvaise subjectivité, et nous attendons un départage de la bonne et de la mauvaise subjectivité, par l’exercice même du métier d’historien.
     Ce n’est pas tout : sous le titre de subjectivité nous attendons quelque chose de plus grave que la bonne subjectivité de l’historien ; nous attendons que l’histoire soit une histoire des hommes et que cette histoire des hommes aide le lecteur, instruit par l’histoire des historiens, à édifier une subjectivité de haut rang, la subjectivité non seulement de moi-même, mais de l’homme.
     Mais cet intérêt, cette attente d’un passage – par l’histoire – de moi à l’homme, n’est plus exactement épistémologique, mais proprement philosophique : car c’est bien une subjectivité de réflexion que nous attendons de la lecture et de la méditation des oeuvres d’historien ; cet intérêt ne concerne déjà plus l’historien qui écrit l’histoire, mais le lecteur – singulièrement le lecteur philosophique -, le lecteur en qui s’achève tout livre, toute oeuvre, à ses risques et périls. Tel sera notre parcours : de l’objectivité de l’histoire à la subjectivité de l’historien ; de l’une et de l’autre à la subjectivité philosophique (pour employer un terme neutre qui ne préjuge pas de l’analyse ultérieure).

Paul RICOEUR
Histoire et Vérité, éd. du Seuil, pp. 23-24


  Comment  on écrit l’histoire de Paul Veyne: extraits

De tout temps, la connaissance du passé a alimenté aussi bien la curiosité que les sophismes idéologiques, de tout temps les hommes ont su que l’humanité était en devenir et que leur vie collective était faite de leurs actions et de leurs passions. La seule nouveauté a été la mise en œuvre, écrite et d’abord orale, de ces données omniprésentes ; il y a eu naissance du genre historique, mais non d’une conscience historienne.L’historiographie est un événement étroitement culturel qui n’implique pas d’attitude nouvelle devant l’historicité, devant l’action. Nous achèverons de nous en
convaincre si nous ouvrons une parenthèse pour discuter un mythe ethnographique assez répandu. Les Primitifs n’auraient pas, dit-on, l’idée d’un
devenir ; le temps, à leurs yeux, serait répétition cyclique ; leur existence ne ferait, selon eux, que répéter au fil des ans un archétype immuable, une norme mythique ou ancestrale. Feignons de croire un moment à ce pompeux mélodrame, comme il en est tant en histoire des religions, et demandons-nous seulement comment une idée, celle d’archétype peut, empêcher d’en former une autre ? Mais c’est là le point : comme il s’agit de Primitifs, on ne veut pas que l’archétype soit une idée, une théorie, une
production culturelle semblable à nos théories à nous ; il faut que ce soit plus viscéral, que ce soit la mentalité, de la conscience, du vécu ; les Primitifs sont trop proches de l’authenticité originelle pour avoir, sur leurs visions du monde, le léger recul et le grain de mauvaise foi que nousavons à l’égard de nos théories les plus affirmées. Et puis, bien sûr, ils ne sont pas gens à avoir des théories. On rabat donc toutes leurs productions culturelles et philosophiques sur le niveau de la conscience, ce qui aboutit à conférer à cette conscience la lourdeur opaque d’un caillou ; il faudra donc croire que le même Primitif, dont on ne peut tout de même pas douter qu’il voit de ses yeux qu’une année ne ressemble pas à l’année précédente, n’en continue pas moins à voir toutes les choses à travers des archétypes, et pas seulement à le professer.En fait, un Primitif voit la réalité exactement comme nous : quand il sème, il se demande de quoi la récolte sera faite ; par ailleurs il a, comme nous, des philosophies par lesquelles il essaie de décrire ou de justifier la réalité ; l’archétype est une de celles-ci. Si la pensée archétypale était vraiment vécue, elle pourrait empêcher longtemps une pensée historienne :quand on a le cerveau fait d’une certaine manière, il est malaisé d’en changer. En revanche il n’est pas difficile de changer d’idée ou plutôt c’est inutile, car les idées les plus contradictoires peuvent coexister le plus pacifiquement du monde ; nous ne nous avisons guère, en effet, d’étendre une théorie en dehors du secteur pour lequel elle a été spécialement élaborée. […] Un primitif verra que demain ne ressemble pas à aujourd’hui, et encore moins à hier, professera qu’on plante le maïs d’une certaine manière, parce que le dieu, au jour premier, l’a planté ainsi, maudira les jeunes qui prétendent le planter autrement, et enfin racontera à ces mêmes jeunes, qui l’écoutent passionnément, comment, du temps de son grand-père, la tribu, au prix d’une ruse de haute politique, est venue à bout d’une peuplade voisine ; aucune de ces idées n’en empêche une autre, et on ne voit pas pourquoi ce Primitif, ne composerait pas l’histoire des luttes de sa tribu. S’il ne le fait pas, c’est peut-être simplement parce que la nouvelle qu’il existe un genre historique n’est pas encore parvenue jusqu’à lui. […]Rien ne prouve que la manière occidentale d’écrire l’histoire comme récit continu selon la durée soit la seule concevable ou la meilleure. » (Paul
Veyne, Comment on écrit l’histoire ?, 1971, Points Seuil, p.60-63)« La passion collective des Romains pour les spectacles et des Sud-Américains pour le football n’est-elle qu’une apparence qui cache des pulsions politiques, ou bien est-il humainement plausible qu’elle se suffise à elle-même ? Il n’est pas toujours possible de tirer des documents de « sa période » la réponse à ces questions ; au contraire, ces documents prendront le sens que leur donnera la réponse que chacun fait à ses questions et la réponse sera tirée d’autres périodes, si l’historien a de la culture, ou de
ses préjugés, c’est-à-dire du spectacle de l’histoire contemporaine. L’expérience historique est donc composée de tout ce qu’un historien peut apprendre à
droite et à gauche dans sa vie, ses lectures et ses fréquentations. Aussi n’est-il pas étonnant qu’il n’existe pas deux historiens ou deux cliniciens qui aient la même expérience, et que les querelles sans fin ne soient pas rares au chevet du malade. » (Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire ?, op. cit.,
p.105) 

« Le champ événementiel ne comprend pas des sites qu’on irait visiter et qui s’appelleraient événements : un événement n’est pas un être, mais un croisement d’itinéraires possibles. Considérons l’événement appelé guerre de 1914 ou plutôt situons-nous avec plus de précision : les opérations militaires et l’activité diplomatique ; c’est un itinéraire qui en vaut bien un autre. Nous pouvons aussi voir plus largement ou déborder sur les zones avoisinantes : les nécessités militaires ont entraîné une intervention de
l’État dans la vie économique, suscité des problèmes politiques et constitutionnels, modifié les mœurs, multiplié le nombre des infirmières et des ouvrières et bouleversé la condition de la femme … Nous voilà sur l’itinéraire du féminisme, que nous pouvons suivre plus ou moins loin. -Certains itinéraires tournent court (la guerre a eu peu d’influence
sur l’évolution de la peinture, sauf erreur) ; le même « fait », qui est cause profonde sur un itinéraire donné, sera incident ou détail sur unautre. Toutes ces liaisons dans le champ événementiel sont parfaitement objectives. Alors, quel sera l’événement appelé guerre de 1914 ? Il sera ce que vous en ferez par l’étendue que vous donnerez librement au concept de guerre. [...]Les événements ne sont pas des choses, des objets consistants, des substances ; ils sont un découpage que nous opérons librement dans la réalité, un agrégat de processus où agissent et pâtissent des substances en interaction, hommes et choses. »  (Paul Veyne, p.38-39)
 

« Quand nous demandons qu’on nous explique la Révolution française, nous n’appelons pas de nos vœux une théorie de la révolution en général, d’où se déduirait
1789, ni une élucidation du concept de révolution, mais une analyse des antécédents qui sont responsables de l’éclatement de cette révolution ; l’explication n’est pas autre chose que le récit de ces antécédents, qui montre à la suite de quels événements l’événement de 1789 est arrivé, et le mot de causes désigne ces mêmes événement : les causes sont les divers épisodes de l’intrigue.
» (Paul Veyne, op.cit, p.70)« Le problème de la causalité en histoire est une survivance de l’ère paléo-épistémologique ; on a continué à supposer que l’historien disait les causes de la guerre entre Antoine et Octave comme le physicien était présumé dire celles de la chute des corps. La cause de la chute est l’attraction qui explique aussi les mouvements des planètes, et le physicien remonte du phénomène à son principe ; il déduit d’une théorie plus générale le comportement d’un système plus limité ; le processus explicatif va de haut
en bas. L’historien se cantonne au contraire dans le plan horizontal : les « causes » de la guerre entre Octave et Antoine sont les événements qui ont précédé cette guerre, exactement comme les causes de ce qui se passe à l’acte IV d’Antoine et Cléopâtre sont ce qui s’est passé pendant les trois premiers actes. Aussi bien le mot de cause est-il beaucoup plus employé dans les livres sur l’histoire que dans les livres d’histoire, où l’on peut parcourir cinq cents pages sans le rencontrer une seule fois. » (Paul Veyne, op.cit,
p.70-71)« Les prétendues lois de l’histoire, ou de la sociologie, n’étant pas abstraites, n’ont pas la netteté sans bavures d’une formule de physique ; aussi ne fonctionnent-elles pas très bien. Elles n’existent pas en elles-mêmes, mais seulement par référence implicite au contexte concret […]. Il en est d’elles comme des concepts sublunaires, « révolution » ou «bourgeoisie » : elles sont lourdes de tout le concret d’où on les a tirées et n’ont pas rompu les ponts avec lui ». (Paul Veyne, p.113-114)« le mot d’explication est pris, tantôt dans un sens fort où expliquer veut dire « assigner un fait à son principe ou une théorie à une théorie plus générale », comme font les sciences ou la philosophie ; tantôt dans un sens faible et familier, comme lorsque nous disons : « Laissez-moi vous expliquerce qui s’est passé et vous allez comprendre. » Au premier sens du mot, l’explication historique serait une difficile conquête scientifique, accomplie à cette heure sur quelques points seulement du champ événementiel : par exemple l’explication de la Révolution française comme prise du pouvoir par la bourgeoisie ; au second sens du mot, on se demande quelle page d’histoire pourrait n’être pas
explicative, à partir du moment où elle ne se réduit pas à un pur charabia ou à une liste chronologique et qu’elle offre quelque sens pour le
lecteur. » (p.68)

 

 Faut-il renoncer à croire que l’histoire a un sens?

« Cette espérance en des temps meilleurs, sans laquelle un désir sérieux de faire quelque chose d’utile au bien général n’aurait jamais échauffé le coeur humain, a même eu de tout temps une influence sur l’activité des esprits droits et l’excellent Mendelssohn  lui-même a bien dû compter là-dessus quand il a déployé tant de zèle en faveur du progrès des lumières et la prospérité de la nation à laquelle il appartient. Car y travailler pour sa part et pour son seul compte, sans que d’autres après lui continuent à s’engager plus avant dans la même voie, il ne pouvait raisonnablement l’espérer. Au triste spectacle, non pas tant du mal que les causes naturelles infligent au genre humain, que de celui plutôt que les
hommes se font eux-mêmes mutuellement, l’esprit se trouve pourtant rasséréné par la perspective d’un avenir qui pourrait être meilleur, et à vrai dire avec une bienveillance désintéressée, puisqu’il y a beau temps que nous serons au tombeau, et que nous ne récolterons pas les fruits que pour une part nous aurons nous-mêmes semés. Les raisons empiriques invoquées à l’encontre du succès de ces résolutions inspirées par l’espoir sont ici inopérantes. Car prétendre que ce qui n’a pas encore réussi jusqu’à présent ne réussira jamais, voilà qui n’autorise même pas à renoncer à un dessein d’ordre pragmatique’ ou technique (par exemple le voyage aérien en aérostats), encore bien moins à un dessein d’ordre moral, qui devient un devoir dès lors que l’impossibilité de sa réalisation n’est pas démonstrativement établie. Au surplus il ne manque pas de preuves du fait que le genre humain dans son ensemble a, de notre temps par comparaison à celui qui précède, effectivement progressé de façon notable au point de vue moral (de brèves interruptions ne peuvent rien prouver là-contre), et que le bruit qu’on fait à propos de l’irrésistible abâtardissement croissant de notre temps provient précisément de ce que, monté à un degré plus élevé de moralité, il a devant lui un horizon plus étendu et que son jugement sur ce qu’on est, en comparaison de ce qu’on devrait être, partant, le blâme que nous nous adressons à nous-mêmes, ne cessent de devenir plus sévères, à mesure que nous avons déjà gravi davantage de degrés de la moralité dans l’ensemble du cours du monde venu à notre connaissance ».

Emmanuel Kant, « Sur l’expression courante: il se peut que ce soit juste en théorie, mais en pratique cela ne vaut rien » (1793),trad. L. Guillermit, Éd. Vrin, 1980, pp. 54-55.

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Deutsche Philosophie

Posté par Valériemarchand le 22 février 2009

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Viel Spass!

 

lien vers page du blog dédié à la section européenne allemand du lycée Fustel de Coulanges:

 quelques portraits de philosophes allemands et autrichiens 

 http://europafustel.unblog.fr/tag/anee-scolaire-2009-2010/la-dnl-philo-en-terminale/quelques-grands-philosophes-allemands/

 

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